WireGuard, une application VPN et un nouveau protocole de communication gratuit et open source, a été fusionné dans net-next et est en passe d’être inclus dans la version 5.6 du noyau Linux

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Ce lundi, le mainteneur de la pile réseau du noyau Linux David Miller a engagé le projet WireGuard, une application logicielle et un nouveau protocole de communication gratuit et open source, dans l’arborescence source “net-next” du noyau. Selon les discussions autour du projet, bien qu’il reste encore des tests à faire, il devrait être publié dans la prochaine version majeure du noyau Linux, la version 5.6, au premier ou au deuxième trimestre de 2020. WireGuard aurait reçu l’aval de Linus Torvalds lui-même pour être intégré à Linux.

WireGuard est un VPN extrêmement simple, mais rapide et moderne qui utilise un chiffrement de pointe. Il se veut plus rapide, plus simple, plus léger et plus utile qu’IPsec, tout en évitant les maux de tête massifs. Il a l’intention d’être beaucoup plus performant qu’OpenVPN. WireGuard a été conçu comme un VPN polyvalent pour fonctionner sur des interfaces embarquées, mais aussi des superordinateurs, adaptés à de nombreuses circonstances différentes. Initialement publié pour le noyau Linux, il est maintenant multiplateforme et largement déployable.

Il est actuellement en plein développement, mais il pourrait déjà être considéré comme la solution VPN la plus sûre, la plus facile à utiliser et la plus simple de l’industrie. Il s’agit d’une solution VPN sécurisée de couche 3. Contrairement à ses anciens rivaux, qu’il est destiné à remplacer, son code est beaucoup plus propre et simple. Selon les spécifications du projet, WireGuard fonctionne en encapsulant de manière sécurisée les paquets IP sur UDP. Son authentification et la conception de l’interface ont plus à voir avec Secure Shell (SSH) que d’autres VPNs.

Selon l’auteur principal de WireGuard, Jason Donenfeld, il vous faut simplement configurer l’interface WireGuard avec votre clé privée et les clés publiques de vos pairs, et vous êtes prêt à parler en toute sécurité. Il a été écrit en C (modules du noyau Linux) et en Go (l’interface utilisateur). L’on s’attend à ce qu’il devienne rapidement la nouvelle norme pour les VPN Linux à son arrivée. Avec sa minuscule taille de code, ses primitives cryptographiques à grande vitesse et sa conception en noyau, il devrait être plus rapide que tous les autres VPN existants.

WireGuard utilise Curve25519 pour l’échange de clés, ChaCha20 pour le chiffrement, Poly1305 pour l’authentification des données, SipHash pour les clés de la table de hachage et BLAKE2s pour le hachage. Il prend en charge la couche 3 pour IPv4 et IPv6 et peut encapsuler v4-in-v6 et vice versa. WireGuard a été adopté par certains fournisseurs de services VPN comme Mullvad VPN, AzireVPN, IVPN et cryptostorm, bien avant son incorporation dans Linux, en raison de sa conception jugée “excellente”. Il a reçu des dons de Private Internet Access, IVPN et la NLnet Foundation.

« Nous trouvons WireGuard avantageux pour plusieurs raisons. Sa conception simpliste en seulement quelques lignes de code permet aux administrateurs système et aux développeurs de l’intégrer correctement, et il est plus difficile pour eux de se tromper. De cette manière, WireGuard rapprochera le monde de notre propre vision : rendre la surveillance de masse inefficace », a déclaré en 2017 Fredrik Strömberg, cofondateur de Mullvad. Dans sa façon d’approuver le nouveau VPN, Linus Torvalds estime qu’il l’a comparé aux autres VPN et trouve qu’il est bien mieux.

« Est-ce que je peux encore une fois exprimer mon amour pour lui et espérer qu’il fusionnera bientôt ? Peut-être que le code n’est pas parfait, mais je l’ai écrémé, et comparé aux horreurs que sont OpenVPN et IPSec, c’est une œuvre d’art », a-t-il déclaré à propos de WireGuard.

Sources : lkml, WireGuard

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