Le gouvernement sud-coréen envisage d’entamer sa migration vers Linux à la fin de cette année maintenant que le support de Windows 7 est arrivé à son terme

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C’est terminé pour ce qui est de la prise en charge de Windows 7 depuis le 14 janvier dernier. Pour le gouvernement sud-coréen, la solution à court terme a été de se résoudre à passer à Windows 10, mais si l’on en croit des rapports de médias locaux, ça ne peut pas continuer ainsi ; il faut trouver un moyen de se débarrasser de Windows…

« À partir de la fin de cette année, le système d’exploitation utilisé par le gouvernement central, les gouvernements locaux et les institutions publiques devrait être remplacé par un système d’exploitation ouvert, développé par des entreprises coréennes », lit-on. L’annonce est du ministère coréen de l’Administration publique et de la Sécurité. L’expérience à grande échelle projetée par cette institution va s’appuyer sur les retours d’expérience d’autres administrations avec Cloud OS, Harmonica OS et Tmax OS – des systèmes d’exploitation basés sur Linux. En effet, le ministère coréen de la Défense fait usage d’Harmonica OS en même temps que Windows. La Poste sud-coréenne pour sa part utilise Tmax OS. C’est à mi-parcours de l’année précédente que l’équipe Tmax OS a annoncé la publication d’une version open source. Dans le même temps, elle avait annoncé une collaboration avec les éditeurs de Cloud OS et d’Harmonica OS. C’est l’un des leviers que le ministère coréen de l’Administration publique et de la Sécurité pourrait actionner pour mener à bien son plan.

Cette annonce fait suite à celle du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité du pays à mi-parcours de l’année précédente. Ce dernier devait tester Linux sur ses ordinateurs et en cas d’essais concluants, procéder à un déploiement à large échelle sur des machines d’autres administrations gouvernementales. Cette décision faisait suite à des préoccupations sur le coût de maintenance de Windows 7 étant donné que le pays était rendu à 6 mois de la fin du support de l’OS de Microsoft.

En fait, les questions de coûts sont centrales dans le cadre d’opérations de cette envergure. Si le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité sud-coréen avait affiché son intention de vouloir s’arrimer à un plan de migration vers Linux à 655 millions de dollars, c’était probablement parce que les estimations laissaient croire que le coût des licences nécessaires pour la maintenance de Windows 7 serait plus important sur le long terme. En sus, il ne faut pas perdre de vue les questions de résistance au changement. Ici, le remède est un accompagnement de qualité des utilisateurs du nouveau système d’exploitation. Voilà des facteurs qui, lorsqu’ils sont mal pris en compte ou implémentés, peuvent mener à des rétropédalages comme celui de la ville de Munich. Une dizaine de mois nous séparent de la fin d’année ; c’est le temps nécessaire pour se pencher en question sur ces détails, mais de l’autre côté ça reste également une ouverture suffisante pour négocier les coûts de licence avec qui de droit, ce, pour ne pas avoir à rompre avec ses habitudes. Du moins, pour un moment encore.

Après Munich, le cas de la Basse-Saxe (un État fédéré d’Allemagne) est une autre belle illustration de ce que les migrations de Windows vers Linux ne sont pas chose triviale. En effet, cette dernière a décidé de marcher sur les pas de Munich et de faire migrer, à son tour, des milliers d’ordinateurs de Linux vers Windows. Les autorités avaient expliqué cette décision par le fait qu’un grand nombre d’agents sur le terrain et des services de support téléphonique de l’État utilisaient déjà Windows et que de ce fait, il paraissait tout à fait logique de procéder à une standardisation. La Corée du Sud s’inscrira peut-être dans les exemples de réussite d’une procédure de migration de Windows vers Linux…

Source : media local

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?
Quels sont les facteurs bloquants de projets de migration de Windows vers Linux ?
L’intention du gouvernement sud-coréen est-elle réelle ou il s’agit juste d’un nouveau coup de bluff pour faire baisser le coût des licences en pleine négociation ?

Voir aussi :

Après Munich, la Basse-Saxe, un État fédéré d’Allemagne, annonce l’abandon de Linux pour Windows, afin de standardiser ses systèmes informatiques
Munich a décidé d’abandonner LiMux pour Windows 10 à partir de 2020, une migration à 50 millions d’euros
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Munich prévoit un vote en novembre pour abandonner Linux au profit de Windows pointant du doigt des difficultés majeures et des coûts supplémentaires
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